Lettre#74 se planter et planter
Je pourrais vous dire que tout va bien, que tout est fluide, aligné, sous contrôle.
Mais si je laisse faire « Radio mental », la version qui tourne en boucle est plutôt :
“Tu t’es plantée.”
“Tu es en retard sur tout.”
“Les autres font mieux.”
Et le pire, c’est que ça a l’air vrai. Il suffit d’ouvrir LinkedIn :
tout est propre, efficace, inspirant.
Pendant que moi, j’ai l’impression de pédaler dans la semoule.
Alors j’ai appris un truc essentiel : ce que je regarde influence directement ce que je crois.
Et surtout — ce que je me raconte !
Aujourd’hui, je change plus vite de fréquence. Pas parfaitement. Mais suffisamment pour ne plus m’enfoncer.
Parce qu’avec le recul, je vois autre chose : la qualité de mon accompagnement ne vient pas de ce que j’ai réussi.
Elle vient de tout ce que j’ai tenté, raté… et ajusté.
Parmi les apprentissages essentiels (et un des plus difficiles) que j'ai expérimenté, il y a celui de savoir renoncer à ce qu'on a déjà investi mais qui aujourd'hui nous coûte.
Les arbres, eux, ne se posent pas de questions existentielles.
Chaque hiver, ils laissent tomber leurs feuilles pour faire de la place aux bourgeons.
Ils ne gardent pas ce qui ne sert plus par nostalgie.
Ils ne se disent pas « j’ai quand même passé beaucoup de temps à faire pousser tout ça ».
Nous, en revanche, on garde.
Les habitudes qui ne servent plus.
Les manières de travailler apprises — parfois dans la douleur — et qu’on continue d’appliquer alors que le contexte a changé.
Pendant 23 ans, j’ai fonctionné avec des réflexes d’avocate qui m’ont coûté cher en énergie :
❌ répondre immédiatement à toute sollicitation (le client appelle à 20h, on répond),
❌ viser le parfait partout (3 relectures pour un mail d’une ligne),
❌ croire qu’on peut tout porter seule si on s’organise mieux.
J’ai mis du temps à comprendre que ces réflexes n’étaient pas des qualités professionnelles.
C’étaient des automatismes qui prenaient toute la place… et étouffaient le reste comme des mauvaises herbes.
Et si on arrêtait d’arroser tout et n’importe quoi ?
Il y a quelque chose dans l’air de mai — la lumière qui revient, les journées qui rallongent —
qui nous rend physiologiquement plus disponibles au changement.
Un bilan de compétences, c’est comme jardiner à deux :
🌱 On enlève ce qui prend de la place sans nourrir.
🌱 On fait pousser ce qui nous rend vivants : nos forces, nos envies, nos moteurs.
🌱 On sème des graines : un positionnement plus juste, un rythme soutenable, une manière de travailler qui redonne de l’élan.
Et pour que ce travail soit compatible avec votre agenda bien chargé — parce que je vous entends déjà dire “oui mais je n’ai pas le temps” — j’ai repensé mon programme.
AVOCAT SHAKE UP existe désormais en version plus courte : un accompagnement resserré, plus agile, pensé pour ceux qui n’ont pas six mois devant eux… mais qui sentent qu’ils ne peuvent plus continuer comme avant.
Parce que ce travail-là n’est pas réservé à ceux qui ont du temps. Il est précisément fait pour ceux qui n’en ont plus.
Si en lisant ça, vous vous êtes dit “ok… il y a clairement un truc à revoir” → on devrait en parler.
Je vous propose un rendez-vous découverte de 20 minutes, gratuit et sans engagement.
Et vous — qu’est-ce que vous avez envie de planter ce printemps ?